Ce projet s’inscrit dans un contexte où le Burkina Faso s’est lancé dans une dynamique d’amélioration de la gestion de la chose publique. En effet, depuis l’adoption de la Politique Nationale de Bonne Gouvernance (PNBG 2005-2015), les autorités ont mis l’accent principalement sur quatre types de gouvernance à savoir la gouvernance démocratique, administrative, économique et locale. En ce qui concerne la gouvernance locale l’accent est beaucoup mis sur la gestion des services sociaux de bases tels que la santé, l’éducation et les infrastructures.

Avec l’avènement de la communalisation intégrale, des domaines de compétences ont été transférés aux collectivités parmi lesquels la santé et l’éducation. Cependant force est de constater des failles dans la gouvernance de ces services sociaux de base faisant partir des domaines transférés aux collectivités.

Au Burkina Faso, au Bénin et au Togo, l’agriculture est la principale source de revenu pour les populations les plus pauvres. Elle contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à la croissance économique et à la création d’emplois en milieux périurbains et ruraux. Ce secteur emploie plus de la moitié de la population et représente une part majeure des PIB dans les 3 pays.

Depuis plus d’une vingtaine d’année, le secteur de l’agriculture focalise l’attention dans les politiques nationales de développement ou les programmes des partenaires au développement des différents pays en Afrique. Bien que les efforts consentis aient apporté de nombreuses évolutions dans l’agriculture, il faut dire que les attentes sont toujours considérables et ce secteur reste encore confronté à des difficultés qui freinent son plein développement.