Le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à une crise sans précédent qui détériore les conditions de vie des communautés déjà vulnérables. Ainsi, on assiste de plus en plus, surtout dans les régions frontalières, à la montée des violences, des conflits inter communautaires et de l’insécurité qui ont déjà affecté plus de 100 000 personnes selon des sources onusiennes. Le Grand est (Région de l’Est et du Centre est) du pays vit particulièrement au rythme de ces incidents sécuritaires. L’OCHA a dénombré en Octobre 2018 14 attaques à Fada N’Gourma, 11 dans la Komondjari, 7 à Kompienga (OCHA, 2018). De cette situation, les populations de la commune de Garango, localité située dans le Centre Est, non encore touchée par ces incidents, vivent avec une certaine psychose compte tenue de la menace qui plane autour de leur terroir et de l’apparition des sources de conflits qui menacent la stabilité de la commune.

Au regard de ces réalités et des risques d’apparition de foyers de tension dans la commune de Garango, il convient de proposer des solutions possibles pour répondre de manière durable à la prévention des conflits et à la consolidation de la « paix fragile ». Financé par le Fond Canadien d’initiatives locales (#FCIL), ce présent projet s’inscrit dans ce contexte et permettra d’une part de prévenir les conflits/l’extrémisme violent dans sa zone d’intervention au moyen des actions de pacification et d’autre part, de consolider l’existence d’une paix relativement « fragile » par des initiatives locales portées par les leaders communautaires.

Sa mise en œuvre est prévue de septembre 2019 à Mars 2020.